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Les réseaux sont-ils encore sociaux ?
D'abord pour faire du lien (1/5)
1 h ? 2 h ?... 5 h ? Combien de temps passez-vous sur les réseaux sociaux chaque jour ? Est-ce pour échanger avec vos amis, vous informer, voir des vidéos ? Pourquoi est-ce si difficile d'arrêter de les regarder ? Les réseaux sociaux sont créés pour garder notre attention ! Plus nous y passons de temps, plus leurs propriétaires gagnent de l'argent ! Certains sont prêts à tout pour cela : fausses informations, contenus violents, sexualisés, encouragements au suicide... Cela peut aggraver les problèmes de santé mentale, diviser la société... Une quarantaine de pays dont la France souhaitent interdire aux plus jeunes l'accès aux réseaux sociaux. Est-ce la solution ?
Les adultes ne devraient-ils pas être protégés eux aussi ? De plus en plus de personnes, de tous âges, se sentent mal de passer beaucoup de temps sur les écrans. Certaines réagissent et imaginent des solutions pour reprendre le contrôle !
D'abord pour faire du lien
Peut-on vivre sans les réseaux sociaux ? Dans le monde 5,79 milliards de personnes ont un compte actif et elles sont 51,5 millions en France, soit près de 8 sur 10... Créés dans les années 2000, les réseaux sociaux ont changé notre façon de communiquer, travailler, s'informer, militer...
D'abord Facebook !
En France, il y a eu Copains d'avant, pour rechercher les personnes avec qui nous étions à l'école.
Et puis en 2004, le premier grand réseau social est arrivé, Facebook. Il a été créé par Mark Zuckerberg aux États-Unis. Il a d'abord imaginé un réseau social pour que les étudiants de différentes universités échangent entre eux. En 2006, il l'a ouvert au monde entier. C'était « un mur », une page internet pour publier du texte et des photos. Il n'était pas possible de « liker » (ajouter un cœur ou un pouce levé) ou de « partager ».
D'autres réseaux pour être en relation
En 2005, c'est la naissance de Youtube, pour publier des vidéos. En 2006, Twitter propose de partager des textes courts, surtout sur l’actualité. En 2009, WhatsApp remplace en partie les SMS. En 2010, c'est l'apparition d'Instagram pour les images, les vidéos et les stories (pour raconter sa journée, partager une info...). En 2011 arrive Snapchat avec des contenus qui s'affichent et disparaissent rapidement. En 2016, TikTok se spécialise dans les vidéos très courtes.
Au départ, ces réseaux permettaient d'être en lien avec la famille, les amis, même à l'autre bout du monde, d'organiser à plusieurs des soirées, des vacances, de rencontrer des personnes qui ont les mêmes goûts ou au contraire des cultures différentes... On y partageait des moments de vie, ce qu'on aimait, avec des photos, des textes...
Vers d'autres utilisations
Petit à petit, les réseaux sociaux ont évolué. Des personnes célèbres, des responsables politiques les ont rejoints, modifiant les contenus.
Il y a maintenant des vidéos pour cuisiner, faire du tricot, bricoler, découvrir le yoga, des expositions...
Des personnes se regroupent en communautés pour partager leur passion (sport, lecture...).
Des enseignants partagent leurs cours, des spécialistes leurs connaissances...
Les médias y présentent l'information sous une nouvelle forme : images avec un court texte, vidéos... Aujourd'hui, les jeunes s'informent sur les réseaux. Ils y apprennent des savoirs qui ne sont pas scolaires.
Un espace de création artistique

Sur les réseaux sociaux, il y a énormément de propositions artistiques. Cela permet de découvrir des chanteurs, des danseurs, des vidéastes... et de les suivre, connaître les dates de leurs spectacles, voir leurs nouvelles productions. Des inconnus peuvent montrer leurs créations. C'est ainsi que quelques-uns sont devenus célèbres...
Des espaces de solidarité

Lors de graves événements, les réseaux sociaux peuvent permettre à chacun d'être acteur, de très vite organiser la solidarité.
Pendant le COVID, les réseaux sociaux ont été très importants pour rester en contact avec la famille, les amis... Des réseaux de solidarité se sont créés : des jeunes ont proposé de faire des courses pour des seniors, des parents de garder les enfants des soignants, des distributions alimentaires se sont organisées, des hôtels ont proposé des chambres aux sans-abris...
Toucher un grand nombre de personnes
Début 2026, des parents ont expliqué sur les réseaux qu'Elio, leur petit garçon de 4 ans, était malade de la leucémie. Il avait besoin d'une moelle osseuse que son corps accepte. Ils ont lancé un appel aux donneurs. Des personnes célèbres comme le judoka Teddy Riner l'ont partagé. Un grand nombre de personnes ont vu l'information. En 1 mois, 70 000 jeunes (il faut avoir mois de 35 ans) se sont inscrits sur les listes pour faire un don de moelle. C'est 3 fois plus que d'habitude en un an ! Cela augmente les chances de guérison pour un grand nombre de personnes. Elio a pu être opéré et va bien. Sans les réseaux sociaux, il aurait été impossible de toucher autant de gens et de trouver si vite un donneur. C'est leur force ! Ils permettent de grands mouvements de solidarité !
Militer, partager ses idées
Avec les réseaux sociaux, les citoyens peuvent s'engager sans faire partie d'une association, d'un syndicat... De nouvelles formes d'action apparaissent.
En 2018, le mouvement des Gilets jaunes, qui a provoqué de grandes manifestations, a surpris les responsables politiques car il est né sur les réseaux sociaux.
En 2025, après le vote de la loi Duplomb, autorisant des pesticides dangereux pour la santé, une étudiante a publié une pétition sur le site de l'Assemblée nationale. Elle a été très partagée sur les réseaux sociaux. Elle a réuni un nombre record de signatures : plus de 2,1 millions !
Obtenir des soutiens, libérer la parole
Les réseaux sociaux peuvent être un espace pour s'informer, rechercher de l'aide... par exemple, quand on est homosexuel dans une famille qui ne l'accepte pas, une adolescente dont les droits ne sont pas respectés, une personne à la santé mentale fragile... Il est possible de trouver des communautés de soutien.
En 2017, un très grand nombre de femmes ont pris la parole sur les réseaux sociaux avec les mots « Meetoo » (moi aussi). Elles ont témoigné, expliquant avoir été victimes de violences sexistes, d'agressions sexuelles, de viols... Certaines ont exprimé ce qu'elles n'avaient jamais dit avant. Elles ont découvert qu'elles n'étaient pas seules. Cela a montré qu'il y avait un grave problème de société, que les comportements de certains hommes étaient acceptés alors qu'ils sont graves...
Mais aujourd'hui, est-ce que ces prises de paroles seraient encore possibles ? Pas sûr ! Les réseaux sociaux ont changé. Leur objectif n'est plus de mettre les gens en relation... mais de gagner de l'argent.
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